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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:30
Présentation.

Monsieur le Chanoine Maurice POMMIEZ prêtre du Diocèse, Aumônier des Artistes,
artiste lui-même connaît bien le Père Cestac et Notre Dame du Refuge.
Cette connaissance lui a inspiré quelques compositions poétiques qu'il
nous a aimablement offertes. Nous souhaitons vous partager ces
poèmes si riches et si puissamment évocateurs.
Nous leur consacreront une série d'articles sous le titre "POESIE".


POESIE 1
   " A quand, Seigneur"

Deux parties dans ce poème au titre d'abord, enigmatique:
 - l'évocation de l'itinéraire du Père Cestac: de l'accueil des fillettes au "Hougassé"(1836),
à celui des jeunes prostituées au grenier du " Grand Paradis"(1837), de l'achat à Anglet
du domaine "Chateauneuf"(1838) à la fondation des "Servantes de Marie"(1842) à celle des
"Bernardines"(1851).
 - une prière à l'Eglise: qu'elle reconnaisse et proclame la "Nouvelle," Louis-Edouard déjà
"au firmament de Dieu"-
Et notre attente qui s'exprime: "A quand, Seigneur?"... Oui à quand cette Bonne Nouvelle?

" A quand, Seigneur?"
Descendu dans la rue, ce vicaire fougueux,
Ami par vocation des pauvres et des gueux,
Habité du tourment de leur pâle misère,
Consacra tout son temps à leur rendre une mère.

Il donnera un toit, un modeste "Hougassé",
Aux fillettes perdues et qu'il voyait "passer".
Et le "Grand Paradis", la maison accueillante
Au seuil toujours ouvert et aux mains bienfaisantes...

Le "chateauneuf " d' Anglet, refuge très marial,
Verra le Beau, le Bien lutter contre le mal...
"Servantes de Marie", c'est ainsi qu'on les nomme,
Ces Servantes de Dieu, ces Servantes des hommes!

Contagion de l'Amour, c' est Elise sa soeur,
Corps et âme donnés aux enfants du malheur
Et dont le coeur brûlant connaîtra le mystère
D' obéir à ce "maître" qui demeure son frère...

Le Père infatiguable rencontra dans sa vie
L' humanité variée: des bandits, des ravis,
D' Odieux calomniateurs, des mairies généreuses,
Des égoïsmes durs et des mains partageuses...

Lui-même observateur du sable et de la mer,
Des dunes infécondes et des terrains amers,
Mais aussi des semailles et du bienfait des arbres,
Fut un fin "connaisseur", un esprit admirable...

Il décela très vite des consciences bléssées,
Des repentirs profonds, des perversions lassées,
Des blessures cachées et des désespérances,
Des plaintes trop muettes, des nostalgies d' enfance.

C' est alors qu' il créa le choix pénitentiel
Des pauvres Bernardines qui retrouvaient le ciel
Au fond de leur silence et de leur solitude,
Leur dignité de femme, leur heureuse quiétude...

O mon Eglise aimée d' Anglet et de Bayonne,
Eglise universelle, sainte Eglise de Rome,
Ecoute nos prières, notre désir d' enfants,
Notre coeur trop caché, mais notre coeur confiant !

Mais oui, nous savons bien que la chanson des blés,
Que le beau pain doré pour nous tous attablés,
Est d' abord dans le temps une longue patience
De la germination dans sa lente croissance...

Mais nous savons aussi qu'après le rude effort
La Fontaine d' eau claire, le vin qui nous rend fort,
Apaisent notre soif, font éclater nos rires
Comme la voile au vent au départ des navires !

Au firmament de Dieu, le cher Père Cestac
Rejoindra-t-il enfin François et Jeanne d' Arc?
Eglise de nos temps, Eglise éternelle,
Nous te prions encore, annonce la Nouvelle !

Panathénées chrétienne, lumineux défilé,
Joignez à votre marche sous le ciel étoilé
Notre Cher Louis-Edouard auréolé de Gloire
Qui fait battre nos coeurs et peuple nos mémoires...

Maurice POMMIEZ
ce 12 juin 2008.

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Published by Iribarren Laurence - dans Edouard Cestac
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