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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 09:51

Evoquons ici la configuration de notre

cimetière.

La plus ancienne illustration que nous

possédons, date de 1867. C’est une œuvre

de Romain CAZES (1808-1881). Ce

peintre présenta au Salon de 1869,

six dessins sur les Bernardines.

Sur la photo ci-dessous, nous voyons

deux Bernardines dans leur habit de

cette époque, agenouillées près d’un

tumulus portant la croix de blancs

coquillages. Nous remarquons aussi

au chevet du tertre une petite croix

rustique.

gouter-de-fete1375pt gouter-de-fetes1376pt

La lithographie intitulée »paysage

de Saint-Bernard » que l’on peut dater

de 1856-1860, montre à l’arrière-plan

l’entrée du cimetière.

Les petites croix ont disparu pour une

grande croix de bois, signe du Salut.

Des descriptions du cimetière de 1873 ou

1874 notent la grande croix et les ifs

« arbres de regret et d’ espérance ».

De quand date le plant au bout de

chaque tumulus ? Une photo de 1903,

montre l’existence de touffes végétales.

cimetiere2-0001pt cimetiere2-0002pt

Arrêtons-nous sur ces deux symboles

forts :la coquille et le végétal.

Les nervures radiales, du coquillage,

semblables à des rayons ne donne-

t-il  pas un halo d’immortalité. Et

l’art  a souvent utilisé ce symbole.

Nous voulons croire que nos toutes

premières Sœurs Bernardines n’ont pas pris

ces coquilles uniquement parce qu’elles

abondaient dans le sable des dunes.

Mais qu’elles ont perçu leur message

silencieux. Le coquillage, symbole de

la vie mystique devait leur parler du

secret de la perle.  

cimetiere2-0003pt

 

La plante qui résiste au chevet des

tertres dit plus que la distinction des

sépultures. Elle nous parle de la vie,

de celle qui renaît du » grain tombé

en terre »

Ces touffes végétales dans ce carré de

sable balayé par le vent ou brulé par

le soleil sont porteuses d’ espérance.

Elles nous apprennent à deviner dan

tous les sables-ceux de nos vies et

ceux qui nous entourent- le jardin

à venir !

Ecoutons Pierre  Bonte, après une visite :

« Nulle part ailleurs, je n’avais éprouvé une

telle impression de sérénité, un tel  sentiment

de la vanité  des choses. Je me trouvais dans

un espace d’un dépouillement total,… »

(« La France que j’aime »,2010)

 

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Published by Iribarren Laurence - dans Saint Bernard
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commentaires

Soeur Maria Jesús 17/07/2012 13:47


Un grand merci pour tout le travail fait avec amour, rigueur et patience!


Comment faire pour pouvoir lire toute cette vie en espagnol et en anglais? A quand la surprise?


Merci à chacune!