(1811-1849)
Le 17 mars prochain Servantes de Marie et Bernardines nous ferons mémoire d’Elise Cestac. Pour nos amis et visiteurs nous évoquons cette admirable figure.
1- Enfance et jeunesse (1811- 1838)
Elise vient au monde le 14 mars 1811, à Bayonne. Son père est chirurgien de la ville. Sa mère tient une petite boutique. Deux enfants animaient déjà la maison. Marianne est la marraine, Edouard le parrain.
Vive, intelligente, Elise grandit dans un climat d’affection, de tendresse familiale. Elle reçoit une éducation soignée. Elle apprend à lire et à écrire, elle s’initie aux travaux d’aiguille, au chant et à la musique.
Ouvrage en perle Elise et sa guitare
Elle devient une jeune fille aimable et distinguée. Bientôt un parti avantageux se présente. Mais elle refuse. A-t-elle pressenti un autre appel ?
Son frère et parrain Edouard devenu prêtre en 1825 est son confident.
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Sac à main, sac de voyage, bague d'Elise Elise jeune fille
En 1831, Edouard nommé vicaire à la Cathédrale, revient loger à la maison familiale. Elise s’intéresse à toutes les œuvres que son zèle pastoral lui inspire.
Quant en 1836, l’Abbé recueille quelques fillettes errant dans les rues de Bayonne, c’est Elise qui leur donne les premiers soins et leur coud leurs habits.
uniforme des orphelines
suite
Evocation d’Elise Cestac (1811-1849)
1- Le don total- ( 1838- 1849)
Quittant la maison paternelle, en janvier 1838, Elise vient habiter le « grand Paradis », une pauvre demeure proche du cimetière. C’est là que sont abritées les fillettes recueillies par l’Abbé Cestac.
Elise devient une véritable mère pour ces enfants. Elle veille sur leur éducation. Elle ouvre leur cœur à l’amour de leur Mère du Ciel, réconfort et lumière sur leur route.
Grand Paradis Bayonne Vierge offerte au Père Cestac
L’Abbé Cestac est bientôt sollicité par quelques jeunes prostituées désireuses de changer de vie. Il fonde pour elles une maison à la campagne : « Notre Dame du Refuge. Elise devient directrice des deux œuvres de son frère.
Chaque fois qu’elle le peut, Elise va - à pieds ou montée sur un ânon - jusqu’à Notre Dame du Refuge.
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| Châteauneuf devenu N.D.du Refuge |
Les jeunes collaboratrices d’Elise à Bayonne et à Anglet sont admises à la consécration religieuse. Ainsi naît le 6 janvier 1842, la Congrégation des Servantes de Marie. Elise, devenue Sœur Marie Madeleine est véritablement l’âme du nouvel Institut.
En 1846, quelques repenties recueillies à N.D.du Refuge, mues par la puissance d’un appel intérieur, commencent une vie contemplative dans les sables de la Solitude de Saint Bernard.
Elise Religieuse
Première cellule de paille à St Bernard
C’est toujours avec une grande joie que Sœur Marie –Madeleine va passer quelques jours de retraite dans une pauvre cellule de paille de St Bernard. Après un voyage pénible pour aller visiter la communauté de Toulouse, sa santé fragile subit un grave contre - coup.
Elle meurt le 17 mars 1849, en murmurant à ses sœurs : « Au revoir, au ciel »
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Elle repose comme elle l’avait désiré, à Saint Bernard, sous un petit tertre surmonté d’une croix de coquillage.
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Les deux ânes
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Attendez que je vous raconte une aventure: dernièrement Soeur Saint-Michel perchée sur une
charrette attelée par nos deux ânes, Catiche et Titou son fils; Célina y était aussi; c'était au Pontot. Les ânes n'étaient pas d'accord: l' un
voulait aller d'un côté et l'autre de l' autre et sa Grandeur passe dans ce fatal moment. Célina de crier: " Frère Etienne (un ouvrier) arrêtez
Monseigneur !" Etienne ne bougeait pas, Célina de crier encore : " La bénédiction de Mgr arrêtez ! " Inutile... les ânes de marcher à leur manière, Frère Etienne
de rester debout comme un arbre; Mgr de passer et s'étouffant de rire et la pauvre soeur d'être rouge comme un tison ardent. Voilà de nos aventures,
les reconnaissez-vous?
(17 NOVEMBRE 1843 )
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