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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 16:25

« Je vous salue Marie... »

   à la manière de Brassens ou de Brel


 Revenues à la Foi, converties pour toujours,

Les « filles du trottoir » ont murmuré un jour :

Je vous salue, Marie...


Les sables et le vent par les nuits d' ouragan

Rendent aussi hommage, soumis mais en grondant

Je vous salue, Marie...


Et les champs et les fleurs, aux matins de printemps

Rayonnant de beauté, psalmodient tendrement

Je vous salue, Marie.


Et dans le cimetière aux coquillages blancs,

Le souffle de la brise a gémi doucement

Je vous salue , Marie.


Et les marins perdus dans le sombre océan,

Les bras tendus vers vous, tout mourant, tout criant

Je vous salue, Marie.


Quand le monde dort, le vieux cœur en vigile

D'une humble Bernardine médite l'Evangile

Je vous salue, Marie.


Liturgie du Dimanche ? Lectures de la Messe,

Grandes orgues d'orage la magnifient sans cesse...

Je vous salue, Marie.


Les dunes sablonneuses et les neuf Chœurs des Anges,

Le chant du rossignol, célèbrent sa louange

Je vous salue, Marie.


Quelque part dans le ciel, fidèle à sa prière,

Le « Bon Père » Cestac salue sa »Bonne Mère »

Je vous salue, Marie.


Et le Seigneur Lui-même, penché sur l'infini

Profère de son Verbe vers son enfant Chérie :

Je te salue, Marie.


                    Maurice POMMIEZ



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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 16:11

« A la Mère de Dieu »

A la manière du « Rosaire » de Francis Jammes,

cette poésie égrène les «  Ave »...

Et elle nous mène de toutes les misères à la paix

et à l'espérance....avec Edouard Cestac sous le

regard de Notre Dame.


«  A la Mère de Dieu »...


Par les gens de la rue, les gosses affamés,

Les riches inconscients, les vieux abandonnés,

Je vous salue, Marie.


Par les clochards tout seuls, avec les chiens errants,

Le regard suppliant des poussiéreux mendiants,

Je vous salue, Marie.


Par les filles perdues et les prostituées,

Clientes des trottoirs, âmes désespérées,

Je vous salue, Marie.


Par les dures révoltes des grands adolescents,

Leurs fureurs et leurs fugues de stupre et de sang,

Je vous salue, Marie.


Par les petits enfants oubliés, orphelins,

Et par les doigts crochus des jeunes malandrins,

Je vous salue, Marie.


Par le cœur converti des humbles repentantes,

Par le regard plus clair des pauvres pénitentes,

Je vous salue, Marie.


Par les bruyantes nuits suivies de solitude,

Les femmes dépravées rompant leurs habitudes,

Je vous salue, Marie.


Par les sables torrides transformés en sillon

Et les pins solennels modulant leur chanson,

Je vous salue, Marie.


Par les mains langoureuses devenues « jardinières »,

Semeuses d'espérance entre les dures pierres,

Je vous salue, Marie.


Par le silence pur des blanches Bernardines,

Sur fond de grondement de la mer si voisine,

Je vous salue, Marie.

********************

Pour nous, Mère de Dieu, l'hommage et l' honneur

De nos plus beaux cantiques, nous, vos petites sœurs

Servantes de Marie.


Par toi Edouard Cestac, modeste laboureur

De la moisson de Dieu, toi l'auguste semeur,

Je vous salue, Marie.

 Maurice POMMIEZ

 



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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 00:00
La vie du Père Louis-Edouard Cestac en bande dessinée.cinquième épisode : (5/9)


Suite au prochain épisode...
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 08:44


" Dame Pauvreté
 à Notre-Dame du Refuge"

Ce poème rappelle la place de Marie
dans la vie du Père Cestac. Il évoque
le moment inoubliable, où au Sanctuaire
de Buglose, le Père reçoit de Marie cette
Parole:" Ne me demande que mon esprit"
La conclusion redit à sa manière cette
résolution du Père:" Quand la misère
se fera sentir, nous partagerons de bon
coeur avec les pauvres"(lettre,1856)


 
    Saint Bernard avait dit, parole absolu :
"De Maria nunquam..." non, de Marie jamais
Nos pensées, nos louanges ne sauront exprimer
Sa beauté, son pouvoir, ses uniques vertus.

Louis-Edouard fut guéri dans sa plus tendre enfance
D'un mal très mystérieux et que nul médecin
Ni même les grands soins d'un père chirurgien
N'avaient pu juguler malgré leur grande science.

Il retrouva santé, joie de vivre et entrain,
Par d'ardentes prières à la Vierge Marie.
Dès lors, il eut recours durant toute sa vie
A sa Mère du ciel pour servir son prochain...

Chaque fois qu'il écrit un avis, une lettre
A sa Congrégation, il mentionne toujours
La " bonne sainte Mère" qui veille nuit et jour
Sur la communauté sans lits et sans fenêtre...

Mais le plus grand moment, le plus impressionnant
De ce secret marial, c'est lorsque Louis-Edouard
Se rendit à Buglose, tout priant, tout hagard,
Pour demander au ciel une somme d'argent.

Ses chapelets en main et marchant dans le sable,
Portant la conviction que sa Mère du Ciel
Lui obtiendrait la grâce du montant subtantiel,
Cinquante mille francs, somme considérable...

C'était précisément pour une fondation,
Pour les filles perdues et les gueux les plus pauvres,
Il fallait à tout prix que quelque argent les sauve,
Et Marie donnerait bonne bénédiction!

C'est ici le sublime, Elle dit au "Bon Père"
Qu'elle ne donnerait rien, "seulement son esprit",
Et Louis-Edouard a de suite compris
La profondeur insigne de ce nouveau mystère...

Il eut révélation au plus profond de lui
Que son oeuvre "peineuse"était l'oeuvre immense
De la Vierge Marie par qui tout recommence
En nous donnant Jésus avec le Saint Esprit.

L'argent, certes il en faut, mais la Chose suprême
En matière humaine, avant l'idole d'or
Du Mammon capricieux, c'est de l'amour encore
Comme Dieu est Amour, comme Marie nous aime...

............................................

Et le plus grand miracle de " Dame Pauvreté",
C'est ramasser les miettes et de dresser la table
Quand quelqu'un va mourir d'une mort misérable
Et d'ouvrir sa cabane au mendiant rejeté...

 Maurice POMMIEZ

                            ce 4 juillet 2008
 
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 15:34
La vie du Père Louis-Edouard Cestac en bande dessinée. 4ème épisode :


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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 15:31
La vie du Père Louis-Edouard Cestac en bande dessinée. Troisième épisode :3/9


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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 10:34
" Les échos du Silence"

Une longue évocation biblique du silence
ouvre l'invitation à écouter au fond de soi
"les Paroles de silence"...
comme invitent aussi les Bernardines,
et leur cimetière de" sable et de coquilles"...

POEME 2

O longue,longue nuit du silence éternel
Avant la création du monde temporel,
Personne ne peut dire l'attente sidérale
Ni la nostalgie d'être de la première Etoile...

Mais il fut révélé dans la coulée du temps
Qu'au désert, sans nul bruit, Dieu comme un jeune amant
Parlerait à nos coeurs entre nuage et sable
Pour revivre avec Lui un amour ineffable.

C'est le Prophète Osée, grand inspiré de Dieu,
Qui fit l'apologie du monde silencieux
Où le salut s'opère sous l'action de la grâce
Comme un souffle léger de la très sainte Face...

Alors les Bernardines du "Père Cestac"
Repenties de la rue, de la boue, du cloaque,
Entrèrent à leur tour en grande pénitence
Dans la douce clarté du monde du silence.

Monde peuplé d'échos, de pans de symphonie,
Brise de Nazareth où la Vierge Marie
Rentrée en elle-même, entendit la nouvelle
De l'Ange du Seigneur, venu à tire-d'ailes...

Et la Mère de Dieu, doucement inclinée
Inspirera alors, toujours et à jamais,
Le coeur des pauvres filles retrouvant la quiétude
Du désert bienheureux et de la solitude...

Mais on n'entend non plus dans le terrain profond
Le chant vital et fort de la germination,
Où leurs mains laborieuses semèrent l'espérance
Des bons fruits et des fleurs mais sur fond de silence...

Et Jésus-Christ lui-même s'enfonçait au désert
Contempler le couchant, qui sait. Le rayon vert...
Et là, au bord des dunes en sa nature d'homme
Il tombait à genoux et murmurait les psaumes.

Dis, mon frère, ma soeur, de grâce, écoute-moi
Questionnant l' horizon, chacun au fond de soi.
Allons dans une allée sablonneuse,
Et puis marchons ensemble, moi heureux, toi heureuse...

Et si chante un oiseau ou gronde l'océan,
Ces musiques de Dieu, allons d'un pas plus lent,
Laissons brûler nos coeurs, retrouvons nos enfances,
C'est l'Esprit qui nous parle: Paroles de silence...

Si soudain se profile, frôlant les tamaris,
La silhouette blanche d'une âme repentie,
Ne la poursuivons pas si elle nous évite,
C'est une "pénitente" qui va et qui médite...
       ..........................
Bernardines d'Anglet, ô nos soeurs ignorées,
Dites-nous le"pourquoi",dites-nous le secret
De votre vie enfouie, de votre joie profonde,
Vous qui sauvez là-bas l'immensité du monde!
           .........................
Si vous venez un soir prier sur leurs tombeaux
D'extrême humilité, si simples mais si beaux
De sable et de coquilles, seul le bruit de la mer
Modulera pour vous sa puissante prière...

               Maurice POMMIEZ
                    ce mercredi 1er juillet 2008



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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 00:00
La vie du Père Louis-Edouard Cestac en bande dessinée. Deuxième épisode : (2/9)


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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 14:36
La vie du Père Louis-Edouard Cestac en bande dessinée. Premier épisode :


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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:30
Présentation.

Monsieur le Chanoine Maurice POMMIEZ prêtre du Diocèse, Aumônier des Artistes,
artiste lui-même connaît bien le Père Cestac et Notre Dame du Refuge.
Cette connaissance lui a inspiré quelques compositions poétiques qu'il
nous a aimablement offertes. Nous souhaitons vous partager ces
poèmes si riches et si puissamment évocateurs.
Nous leur consacreront une série d'articles sous le titre "POESIE".


POESIE 1
   " A quand, Seigneur"

Deux parties dans ce poème au titre d'abord, enigmatique:
 - l'évocation de l'itinéraire du Père Cestac: de l'accueil des fillettes au "Hougassé"(1836),
à celui des jeunes prostituées au grenier du " Grand Paradis"(1837), de l'achat à Anglet
du domaine "Chateauneuf"(1838) à la fondation des "Servantes de Marie"(1842) à celle des
"Bernardines"(1851).
 - une prière à l'Eglise: qu'elle reconnaisse et proclame la "Nouvelle," Louis-Edouard déjà
"au firmament de Dieu"-
Et notre attente qui s'exprime: "A quand, Seigneur?"... Oui à quand cette Bonne Nouvelle?

" A quand, Seigneur?"
Descendu dans la rue, ce vicaire fougueux,
Ami par vocation des pauvres et des gueux,
Habité du tourment de leur pâle misère,
Consacra tout son temps à leur rendre une mère.

Il donnera un toit, un modeste "Hougassé",
Aux fillettes perdues et qu'il voyait "passer".
Et le "Grand Paradis", la maison accueillante
Au seuil toujours ouvert et aux mains bienfaisantes...

Le "chateauneuf " d' Anglet, refuge très marial,
Verra le Beau, le Bien lutter contre le mal...
"Servantes de Marie", c'est ainsi qu'on les nomme,
Ces Servantes de Dieu, ces Servantes des hommes!

Contagion de l'Amour, c' est Elise sa soeur,
Corps et âme donnés aux enfants du malheur
Et dont le coeur brûlant connaîtra le mystère
D' obéir à ce "maître" qui demeure son frère...

Le Père infatiguable rencontra dans sa vie
L' humanité variée: des bandits, des ravis,
D' Odieux calomniateurs, des mairies généreuses,
Des égoïsmes durs et des mains partageuses...

Lui-même observateur du sable et de la mer,
Des dunes infécondes et des terrains amers,
Mais aussi des semailles et du bienfait des arbres,
Fut un fin "connaisseur", un esprit admirable...

Il décela très vite des consciences bléssées,
Des repentirs profonds, des perversions lassées,
Des blessures cachées et des désespérances,
Des plaintes trop muettes, des nostalgies d' enfance.

C' est alors qu' il créa le choix pénitentiel
Des pauvres Bernardines qui retrouvaient le ciel
Au fond de leur silence et de leur solitude,
Leur dignité de femme, leur heureuse quiétude...

O mon Eglise aimée d' Anglet et de Bayonne,
Eglise universelle, sainte Eglise de Rome,
Ecoute nos prières, notre désir d' enfants,
Notre coeur trop caché, mais notre coeur confiant !

Mais oui, nous savons bien que la chanson des blés,
Que le beau pain doré pour nous tous attablés,
Est d' abord dans le temps une longue patience
De la germination dans sa lente croissance...

Mais nous savons aussi qu'après le rude effort
La Fontaine d' eau claire, le vin qui nous rend fort,
Apaisent notre soif, font éclater nos rires
Comme la voile au vent au départ des navires !

Au firmament de Dieu, le cher Père Cestac
Rejoindra-t-il enfin François et Jeanne d' Arc?
Eglise de nos temps, Eglise éternelle,
Nous te prions encore, annonce la Nouvelle !

Panathénées chrétienne, lumineux défilé,
Joignez à votre marche sous le ciel étoilé
Notre Cher Louis-Edouard auréolé de Gloire
Qui fait battre nos coeurs et peuple nos mémoires...

Maurice POMMIEZ
ce 12 juin 2008.

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